Technique des mouvements d’haltérophilie

Correction rapide de la technique des haltérophiles à l'aide d'un ordinateur

I. E. Myulberg, A. N. Furaev, Institut d'État de culture physique de la région de Moscou (MOGIFK)

Résumé français de Tyazhelaya Atletika. Ezhegodnik 1986 (Moscou : Fizkultura i Sport, 1986), p. 5–7 : le texte est une paraphrase, non une traduction ; les illustrations sont les images originales.

L'haltérophilie recourt à un nombre croissant d'appareils qui enregistrent le mouvement de l'athlète et de la barre, et les équipements modernes peuvent analyser de nombreux paramètres à la fois. Pourtant, pendant l'entraînement, l'haltérophile ne reçoit qu'une faible part de ces informations. Le traitement des enregistrements est laborieux, si bien qu'une analyse détaillée d'un seul mouvement n'arrive, au mieux, qu'à la fin de la séance, et que sa comparaison avec un modèle choisi peut demander un long travail à un spécialiste. Les ordinateurs et les microprocesseurs ouvrent des possibilités fondamentalement nouvelles aux équipes nationales et aux étudiants d'éducation physique, puis, plus tard, à un plus grand nombre d'athlètes.

Les micro-ordinateurs sont compacts, assez faciles à utiliser, contiennent des dizaines ou des centaines de milliers de nombres, et disposent d'une mémoire externe, d'une bonne vitesse et de langages de haut niveau, ce qui suffit à la plupart des tâches d'entraînement. Pour corriger la technique pendant l'entraînement, la machine doit recevoir les données des capteurs, les traiter, les analyser, restituer et conserver les résultats avant que l'exercice soit répété, c'est-à-dire en temps réel. Les appareils des auteurs effectuent des dizaines de milliers d'opérations par seconde et donnent leurs résultats en 1–2 s pour une analyse simple, ou en quelques secondes pour une analyse détaillée ; sans une telle rapidité, l'analyse entre les séries est impossible.

L'article décrit les premiers travaux sur la correction rapide de la technique par ordinateur, menés au MOGIFK sous la direction du prof. A. N. Vorobiov, docteur ès sciences médicales. Le système automatisé d'analyse express de la biomécanique des mouvements, testé avec succès, s'appelle « Atlet ». Il traite, conserve et analyse les résultats, puis les affiche ou les imprime.

Schéma fonctionnel du montage informatique : convertisseur, minuterie et interface, micro-ordinateur, imprimante
Fig. 1. Schéma d'utilisation d'un ordinateur pour corriger rapidement la technique : 1, blocs convertisseur analogique-numérique, minuterie et interface ; 2, micro-ordinateur ; 3, imprimante.

La base est le complexe industriel SPP-2 : un micro-ordinateur Elektronika DZ-28 avec écran et imprimante. Les données de force proviennent d'une plate-forme à jauges de contrainte PD-3 reliée par un convertisseur analogique-numérique F7077/1. Les auteurs y ont ajouté une interface de convertisseur, une minuterie et un extenseur de bus d'entrée-sortie (réalisés par L. N. Furaev, A. V. Diev et S. V. Prichtchepov). Sur commande de l'ordinateur, le convertisseur numérise le signal de la plate-forme toutes les 0.005 s, les valeurs sont mémorisées et, après le mouvement, un programme préparé les traite et donne les résultats sous forme numérique et graphique.

Les premiers programmes couvrent les caractéristiques courantes en recherche et donnent, en quelques secondes :

La comparaison rapide d'un mouvement avec n'importe quel mouvement antérieur conservé en mémoire présente un intérêt particulier. Elle peut aussi révéler les tendances de certains indices au cours d'une séance, en fait une petite étude de recherche réalisée en quelques secondes.

Extrema de force d'un haltérophile sur sept séries d'arrachés au cours d'une séance d'entraînement
Fig. 2. Évolution des indices dynamométriques d'un athlète lors d'arrachés au cours d'une séance.

La fig. 2 montre la correction des extrema de force du candidat maître des sports K. au cours d'une séance. Il s'est approché de la barre 7 fois à 80 % du maximum, en arrachant deux fois à chaque passage. Le programme, fondé sur un examen détaillé antérieur, lui demandait de viser des niveaux fixés des trois extrema de force F1, F2 et F3 (les désignations habituelles dans les travaux de A. A. Loukachev, V. I. Frolov et d'autres) ; la force maximale était mesurée à 2 kg près. Le contrôle de la force à différents moments du mouvement s'avère inégal, et l'entraîneur comme le spécialiste peuvent obtenir des informations supplémentaires pour la correction. Les systèmes du type « Atlet » offrent ainsi de nouveaux moyens de coordonner le travail du chercheur et celui de l'entraîneur.